Le VTT, c’est pédaler en montée, dévaler les pentes, sauter, se lever, puis se rasseoir. La selle doit tout supporter – et en même temps se faire discrète quand elle n’est pas utilisée. Les selles de VTT sont une discipline à part : plus étroites que les selles de trekking, plus robustes que celles de vélo de route, assez stables pour les sauts, avec des bords protecteurs contre les projections de pierres et les frottements du levier de vitesses.
Contrairement au vélo de route ou de trekking, sur un VTT, on ne reste pas tout le temps assis sur la selle. Dans les passages techniques, on se tient debout, dans les virages on déplace le poids, et lors des sauts, la selle est souvent derrière soi. Pourtant, elle détermine le confort et l’efficacité en montée et lors des longues sorties sur sentier. Une mauvaise selle de VTT transforme 30 km en forêt en véritable calvaire.
La discipline VTT détermine la forme de la selle
Cross-Country (XC) : Sportif et rapide, beaucoup de kilomètres assis, peu de passages techniques en descente. Exigence : selle étroite et légère avec un rembourrage ferme. Ressemble à une selle de vélo de route, mais un peu plus robuste. Le modèle Sport+ en largeur 14 cm convient typiquement.
Trail / All-Mountain : Mélange de montée et descente, passages techniques alternés. Exigence : selle de largeur moyenne, construction stable, bords arrière biseautés pour descendre rapidement de la selle. Rembourrage moyen. Sport+ ou Confort+ selon la position assise.
Enduro : Principalement en descente, les kilomètres assis sont réduits à la montée. Exigence : selle stable avec bords protecteurs, robuste contre les projections de pierres et les appuis inclinés, assez étroite pour une position active en montée.
Downhill : Presque exclusivement en descente, selle souvent abaissée. Accessoires spécifiques avec tige de selle télescopique (Dropper Post). La forme de la selle est secondaire car on est rarement assis.
Ce qui fait une bonne selle de VTT
1. Coque stable : Les selles de VTT doivent supporter les sauts et les montées difficiles. Les coques en plastique renforcé de carbone ou de fibre de verre sont la norme. Les selles en mousse pure sans structure de base stable s’affaissent après 6 mois.
2. Bords arrière biseautés : Lors des descentes rapides ou des déplacements du poids dans les virages, la selle ne doit pas accrocher l’intérieur des cuisses. Les bonnes selles de VTT ont des bords arrière inclinés ou des découpes.
3. Bords protecteurs et pare-chocs : Sur les flancs de la selle, des bords protecteurs contre les projections de pierres, les chocs sur le guidon ou en cas de chute. Ils sont souvent en plastique dur ou en caoutchouc et augmentent considérablement la durée de vie.
4. Vrai canal de décharge : Obligatoire aussi en VTT. En position assise active (pédalage en montée avec posture modérée), le même mécanisme de pression que sur un vélo de route s’applique. Une gouttière centrale soulage le nerf pudendal et le périnée.
Mesurer l’écartement des ischions – aussi pour le VTT
Comme pour tout achat de selle : mesurer d’abord l’écartement des ischions, puis déterminer la largeur de la selle. Pour le VTT, ajouter 2 à 3 cm à la mesure. Un guide détaillé est disponible dans l’article Mesurer l’écartement des ischions.